
À l’occasion de la 114e session de la Conférence internationale du Travail (CIT) qui se tient à Genève du 8 au 10 juin 2026, le Bénin occupe une place centrale dans les débats. Conrad Gbaguidi, Président du Conseil Économique et Social (CES) du Bénin, y porte une voix ambitieuse : celle d’une reconnaissance accrue des corps intermédiaires dans la gouvernance mondiale.
La Conférence internationale du Travail, rendez-vous annuel incontournable de l’Organisation internationale du Travail (OIT), réunit cette année les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs venus de 187 pays. Au sein de cet arène mondiale, la délégation béninoise ne se contente pas de figurer ; elle propose un changement de paradigme.
Plaidoyer pour une gouvernance inclusive
En sa qualité de Vice-Président de l’Association internationale des Conseils Économiques et Sociaux et Institutions Similaires (AICESIS), Conrad Gbaguidi porte un mandat clair : défendre le rôle crucial de la société civile organisée dans les rapports multilatéraux.
Pour le Président du CES Bénin, le constat est sans appel : les décisions structurantes qui façonnent le monde du travail — qu’il s’agisse de normes, de conventions ou de politiques sociales — ne peuvent plus être le fruit exclusif des échanges entre États et organisations internationales.
« Les syndicats, le patronat, les conseils économiques et sociaux et les organisations de la société civile méritent une place reconnue et structurelle dans les espaces multilatéraux », souligne Conrad Gbaguidi. Une vision qui vise à renforcer la légitimité des décisions internationales en les ancrant davantage dans les réalités de terrain portées par les corps intermédiaires.
Une dynamique impulsée par le Bénin
Ce plaidoyer de haut vol n’est pas un coup d’essai. Il s’inscrit dans la continuité des travaux engagés par le Bénin lors de la dernière Assemblée générale ordinaire de l’AICESIS, tenue en février 2026 à Thessalonique, en Grèce.
Le Bénin s’affirme ainsi comme un leader d’opinion au sein de l’AICESIS, portant haut la voix du dialogue social et de la démocratie participative à l’échelle planétaire. Par cette mission à Genève, le pays démontre sa volonté de ne pas être un simple spectateur des politiques mondiales, mais un acteur capable d’influer sur les méthodes de travail des institutions internationales.
À l’heure où les transformations du monde du travail sont plus rapides que jamais, le Bénin rappelle, depuis le siège genevois de l’OIT, qu’une gouvernance mondiale réussie est avant tout une gouvernance qui sait écouter ceux qu’elle représente.




