
Face aux défis croissants du changement climatique, le député Bio Sarako TAMOU a pris la parole lors de l’examen du nouveau projet de loi sur l’environnement. L’élu appelle à une déconcentration effective des services de l’Agence Béninoise pour l’Environnement (ABE) et à une réhabilitation urgente des sols du bassin cotonnier.
Le changement climatique au Bénin n’est plus une menace théorique, mais une réalité quotidienne qui perturbe durablement les cycles agricoles et menace l’équilibre écologique du pays. Constatant l’urgence de la situation, le député Bio Sarako TAMOU a plaidé pour une mutation profonde de la gouvernance environnementale lors des débats parlementaires sur le nouveau projet de loi cadre.
Déconcentrer pour mieux agir
L’une des pierres angulaires de son intervention porte sur l’accès aux services environnementaux. Pour faciliter l’obtention des Certificats de Conformité Environnementale (CCE), le parlementaire préconise une déconcentration réelle de l’Agence Béninoise pour l’Environnement. Il propose spécifiquement l’installation d’une antenne régionale à Parakou, dotée de pouvoirs décisionnels pour valider ces documents au plus près des citoyens et des porteurs de projets.
Sauver le bassin cotonnier
Le député a également attiré l’attention sur la fragilité des terres dans le nord du pays. Face aux pressions anthropiques, à la déforestation et aux perturbations pluviométriques affectant les rendements agricoles, il insiste sur la mise en œuvre de programmes ambitieux de restauration écologique et de régénération des sols.
Des communes comme Banikoara, Kandi ou Kérou, piliers du bassin cotonnier, doivent être au cœur de cette stratégie. « Restaurer ces terres dégradées, c’est sécuriser l’avenir agricole et alimentaire du Bénin et sauvegarder la position de leader de notre pays dans la production de coton en Afrique », a-t-il affirmé.
Cette prise de position souligne la volonté de l’élu de passer d’une gestion environnementale centralisée à une approche proactive et adaptée aux réalités locales, gage de durabilité pour l’économie nationale.




