
Pour sa dernière séance hebdomadaire sous la présidence de Patrice Talon, le Conseil des ministres s’est penché ce mercredi 13 mai 2026 sur un dossier stratégique pour l’économie nationale. Le gouvernement a procédé à l’homologation des prix d’achat du coton graine et de cession des intrants aux producteurs pour la campagne agricole 2026-2027.
C’est une décision très attendue par les acteurs de la filière que le gouvernement a choisi de graver dans le marbre de son dernier compte-rendu. En fixant les prix de cession et d’achat du coton graine pour la prochaine campagne, l’exécutif sortant assure une transition stable pour « l’or blanc », pilier majeur de la croissance du pays.
Un cadre sécurisé pour les producteurs
L’homologation de ces prix intervient à un moment charnière de l’année agricole. En définissant clairement les conditions financières au titre de la campagne 2026-2027, le gouvernement permet aux cotonculteurs de planifier leurs activités avec une visibilité optimale. Cette mesure vise non seulement à garantir des revenus équitables aux producteurs, mais aussi à maintenir la compétitivité du coton béninois sur le marché international.
Outre les prix d’achat du coton graine, le Conseil a également validé les tarifs de cession des intrants (engrais, insecticides, herbicides), un levier indispensable pour soutenir la productivité des exploitations et préserver la fertilité des sols.
L’ultime acte d’une gouvernance
Au-delà de l’aspect technique et économique, cette rencontre revêtait une charge symbolique particulière. Il s’agissait en effet de la dernière rencontre hebdomadaire du gouvernement sous la direction du Président Patrice Talon. En clôturant son second mandat sur une décision liée à l’agriculture, l’administration sortante réaffirme la place centrale qu’elle a accordée à la modernisation de la filière coton durant la dernière décennie.
Ce dernier acte officiel vient confirmer la volonté de l’exécutif d’assurer la continuité de l’État jusqu’au dernier jour, laissant au futur gouvernement un cadre de travail déjà balisé pour la réussite de la prochaine campagne.
Pour les observateurs du monde agricole, cette anticipation est un gage de sérénité qui devrait rassurer les partenaires techniques et financiers ainsi que les milliers de familles dont la survie dépend directement de cette culture de rente.




