samedi, avril 25, 2026
Banner Top

Le lancement officiel de la campagne agricole 2026-2027 à N’Dali n’est pas qu’une formalité administrative. Pour l’Alibori, premier bassin cotonnier et véritable grenier du Bénin, les ambitions annoncées par le ministre Gaston Cossi Dossouhoui résonnent comme une promesse de prospérité et de modernisation.

Alors que les premières pluies commencent à arroser les terres du septentrion, les producteurs de Kandi, Banikoara, Malanville et Segbana ont désormais les yeux rivés sur les objectifs nationaux. Avec une hausse de production visée pour presque toutes les filières, l’Alibori se prépare à jouer son rôle de locomotive de l’économie agricole béninoise.

L’Or Blanc et la Noix de Cajou : Le doublé gagnant
L’Alibori reste le bastion incontesté du coton. L’objectif national de 700 000 tonnes, soit une augmentation de 20 %, repose en grande partie sur les épaules des agriculteurs du département. Mais la grande nouveauté de cette campagne réside dans l’accélération sur l’anacarde.

En visant 250 000 tonnes de noix de cajou au niveau national, le gouvernement offre aux producteurs du Nord une opportunité précieuse de diversification. Cette stratégie permet de ne plus dépendre uniquement du coton et de sécuriser les revenus face aux fluctuations des cours mondiaux.

Un bouclier social inédit pour le monde rural
Pour la première fois, le thème de la campagne met l’accent sur la protection sociale des acteurs. Pour un producteur de l’Alibori, cela signifie :

Une meilleure résilience face aux maladies et aux accidents de travail.

Une reconnaissance du métier d’agriculteur au-delà de la simple production physique.

Un accompagnement qui sécurise l’investissement humain sur le long terme.

Modernisation : La technologie au service du champ
Le passage à une agriculture de précision est désormais une priorité. L’impact se fera sentir à travers deux leviers majeurs :

La maîtrise de l’eau : Dans une région où le calendrier cultural est dicté par le ciel, l’optimisation des infrastructures d’irrigation est vitale pour sécuriser les récoltes de maïs et de riz (notamment dans la vallée de l’Ouémé et à Malanville).

Le E-Conseil : La digitalisation permettra aux producteurs de recevoir des alertes en temps réel sur leurs téléphones, facilitant la prise de décision pour les semis et les traitements phytosanitaires.

Les défis du terrain
Malgré cet optimisme, le succès de la campagne dans l’Alibori dépendra de la célérité dans la distribution des intrants et de la capacité à maintenir la paix dans les zones de culture. Les acteurs locaux, des chefs d’arrondissement aux responsables de coopératives, sont désormais en première ligne pour transformer ces annonces ministérielles en succès sonnants et trébuchants.

À Kandi comme ailleurs, le message est clair : la terre ne ment pas, mais elle a besoin d’être accompagnée par une vision forte. Celle de 2026-2027 semble taillée à la mesure des ambitions du septentrion.

Banner Content

0 Comments

Leave a Comment