samedi, juin 13, 2026
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Le déploiement de la haute chambre du Parlement béninois se précise. Dans le cadre du projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’exercice 2026, adopté en Conseil des ministres le 3 juin dernier, une première ligne budgétaire de 100 millions de francs CFA a été officiellement allouée au Sénat.

Absent de la loi de finances initiale promulguée en décembre 2025, le Sénat dispose désormais d’une existence administrative concrète grâce à cette inscription comptable. Cette dotation, bien que modeste au regard des besoins futurs de l’institution, constitue le premier signal fort de son installation imminente. Selon les détails du PLFR, cette enveloppe de 100 millions de francs CFA est intégralement classée en « dépenses de transfert ». Pour l’heure, ce budget est strictement fléché vers la couverture des frais logistiques liés à l’installation de la chambre haute. Les charges liées au fonctionnement courant et à la masse salariale du personnel ne sont pas encore prises en compte dans cette première dotation.

Si cette étape marque un progrès significatif dans le déploiement du Sénat, la question des émoluments des futurs parlementaires reste, quant à elle, en suspens. À ce jour, aucune précision n’a été apportée concernant les indemnités des sénateurs, leur fixation demeurant conditionnée à la publication d’un décret d’application en Conseil des ministres qui n’a pas encore été rendu public.

Cette démarche témoigne toutefois de la volonté du gouvernement de formaliser rapidement les institutions de la République. Le Sénat, dont le déploiement est désormais amorcé, se prépare ainsi à prendre toute sa place dans l’architecture institutionnelle du pays.

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