samedi, avril 18, 2026
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Au lendemain de la proclamation des résultats par la Cour Constitutionnelle, l’ancien Président de la République, le Dr Thomas Boni Yayi, a adressé un message de félicitations au président élu, Romuald Wadagni. Entre « félicitations paternelles » et exigences républicaines, l’ex-chef d’État trace les contours d’un mandat qu’il souhaite placé sous le signe de l’apaisement et du retour des exilés.

C’est une lettre empreinte de solennité et d’une dimension quasi-tutélaire qui est parvenue à la Marina ce week-end. Le Dr Thomas Boni Yayi, ancien Président du Bénin et de l’Union Africaine, a officiellement salué la victoire de Romuald Wadagni au scrutin du 12 avril 2026. Tout en reconnaissant la légitimité conférée par les urnes, Boni Yayi a profité de cette adresse pour poser les jalons d’un dialogue national qu’il juge « essentiel ».

Un appel à restaurer la cohésion nationale
Pour l’ancien chef d’État, l’élection de Romuald Wadagni ne doit pas être une simple fin de processus, mais le point de départ d’une réconciliation profonde. Boni Yayi a insisté sur la responsabilité majeure qui incombe désormais au président élu : celle de rassembler toutes les forces vives de la Nation sans exception.

« Je forme le vœu que votre mandat s’attache à restaurer durablement la cohésion et l’unité nationales », a-t-il écrit, soulignant que le pays aspire aujourd’hui à un nouvel élan fondé sur l’inclusion et la crédibilité de l’action publique.

Les « dossiers chauds » : Exilés et détenus politiques
Le point d’orgue de cette correspondance réside dans la demande explicite de mesures d’apaisement. Fidèle à ses positions passées, le Dr Thomas Boni Yayi a formulé le souhait de voir s’amorcer le retour de tous les fils et filles du pays en exil, ainsi que la libération des personnes détenues dans un contexte politique.

Pour le prédécesseur de Patrice Talon, ces gestes sont les conditions sine qua non pour restaurer un climat de confiance réciproque et rebâtir les fondements démocratiques d’une République attachée aux libertés fondamentales.

La sécurité régionale : l’exigence d’une union sacrée
Abordant les défis sécuritaires qui secouent la sous-région, Boni Yayi a appelé Romuald Wadagni à consolider une « union sacrée » autour des enjeux de défense et de stabilité. Dans un environnement régional en mutation, l’ancien président estime que le Bénin doit redevenir un acteur de crédibilité et de progrès, capable de préserver les équilibres nationaux et régionaux.

Une posture de sage
En signant son message par l’expression « félicitations paternelles et républicaines » et en s’adressant au président élu comme à un « cher fils », Boni Yayi adopte une posture de sage de la République. Il rappelle ainsi que, malgré les joutes électorales, l’intérêt supérieur de la Nation doit primer.

Cette lettre ouverte, largement relayée, place désormais le président élu face à un défi immense : transformer la victoire électorale en une paix sociale durable, capable de répondre aux attentes de tous les camps politiques.

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