
Après la réussite de la phase pilote de PASS’ACTION, son promoteur, Hercule Romaric Odah a dressé le bilan de cette première étape et partager les perspectives du programme. Face aux questions de notre média, il est revenu sur les motivations de l’initiative, son impact sur la jeunesse, les défis rencontrés et l’ambition d’étendre progressivement PASS’ACTION à l’ensemble des 77 communes du Bénin. Voici l’essentiel des échanges.
L’Alibori : Quel bilan faites-vous de cette première édition de PASS’ACTION à Savalou ?
La première édition de PASS’ACTION est globalement une réussite. Nous avons atteint notre principal objectif qui est de réunir la jeunesse autour des opportunités concrètes qu’offre aujourd’hui le digital pour l’entrepreneuriat et l’autonomisation. Au-delà de la mobilisation, nous avons constaté un réel intérêt des participants pour les compétences pratiques et les métiers émergents. Cette étape pilote nous conforte dans l’idée que ce type d’initiative répond à un besoin réel.
Combien de jeunes ont effectivement pris part à la conférence et d’où venaient-ils ?
Au total, 107 participants ont pris part à cette conférence. Ils venaient principalement des communes des Collines, notamment Savalou, Dassa-Zoumè, Bantè, mais aussi d’autres localités. Cette diversité montre que la question de l’insertion professionnelle des jeunes par le digital suscite un intérêt au-delà de notre commune de départ.
Qu’est-ce qui a motivé la création de PASS’ACTION et quel problème ce projet veut résoudre concrètement ?
PASS’ACTION est né d’un constat simple : beaucoup de jeunes disposent d’un téléphone, d’un accès aux réseaux sociaux, mais ignorent encore qu’ils peuvent transformer ces outils en véritables sources de revenus. Le projet vise donc à réduire le chômage et le manque de perspectives en exposant des opportunités accessibles dans le digital et l’entrepreneuriat local.
Quels sont les principaux enseignements que les participants ont tirés de cette journée ?
Les participants ont compris que l’emploi salarié n’est plus l’unique voie. Ils ont découvert qu’il est possible de démarrer une activité avec peu de moyens, à condition d’acquérir des compétences ciblées et de passer à l’action. Beaucoup repartent avec une vision plus claire des métiers du digital et des étapes pour lancer un projet.
Pourquoi avoir choisi Savalou comme point de départ de cette initiative ?
Savalou est notre ancrage de départ et une commune stratégique au centre du Bénin. Nous avons voulu commencer ici pour démontrer que les grandes initiatives d’innovation peuvent aussi naître en dehors des grandes villes. Ce choix est aussi symbolique : montrer que la transformation peut partir des territoires et rayonner au niveau national.

Vous avez annoncé une ambition nationale. Comment comptez-vous étendre PASS’ACTION aux 77 communes du Bénin ?
Notre vision est de déployer progressivement PASS’ACTION commune par commune, en nouant des partenariats avec les mairies, les organisations de jeunesse, les institutions publiques et les acteurs privés. Cette phase pilote à Savalou sert de modèle. Nous allons capitaliser sur cette expérience pour structurer les prochaines étapes dans les autres communes.
Quels partenaires ont accompagné cette première édition et comment ont-ils contribué au succès de l’événement ?
Cette première édition a bénéficié du soutien de plusieurs partenaires institutionnels, associatifs et de personnes de bonne volonté. Certains ont apporté un appui financier, d’autres un accompagnement logistique, technique ou en communication. Ce succès est le résultat d’une mobilisation collective autour d’une même ambition : investir dans la jeunesse.
Après cette conférence, quel accompagnement concret sera offert aux jeunes participants ?
PASS’ACTION ne veut pas se limiter à une conférence ponctuelle. Nous envisageons de mettre en place un suivi post-événement avec des groupes d’échanges, du mentorat, le partage d’opportunités et l’orientation vers des formations complémentaires. L’idée est d’aider les participants à transformer les acquis de la journée en actions concrètes.
Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans l’organisation de cette phase pilote ?
Comme tout projet naissant, nous avons fait face à des défis, notamment en matière de financement, de logistique et de cadre administratif. Mais ces contraintes n’ont pas freiné notre détermination. Elles ont au contraire renforcé notre conviction que les initiatives locales méritent davantage de soutien pour produire de l’impact.
Quel message adressez-vous aux institutions, aux partenaires et aux jeunes après cette première étape réussie ?
En lançant sa phase pilote à Savalou, PASS’ACTION a posé les bases d’une initiative qui ambitionne de rapprocher davantage la jeunesse béninoise des opportunités du digital et de l’entrepreneuriat. Pour Hercule Romaric Odah et son équipe, cette première étape n’est qu’un début. Forte de l’engouement suscité et des 107 participants mobilisés, la dynamique entend désormais se structurer pour toucher progressivement d’autres communes du pays. Une chose est certaine : à Savalou, une graine a été semée, et ses promoteurs espèrent en faire un mouvement national au service de l’autonomisation des jeunes.
Aux institutions et partenaires, nous lançons un appel à accompagner davantage les initiatives qui apportent des solutions concrètes à la jeunesse. Aux jeunes, nous disons ceci : votre avenir peut changer à partir du moment où vous acceptez d’apprendre, de vous adapter et d’agir. PASS’ACTION est une invitation à passer de l’attente à l’action.




