
La ville de Kandi s’est réveillée sous le choc ce samedi 9 mai 2026. La découverte du corps sans vie de Mohamed, un jeune garçon de 11 ans élève en classe de CE1, a plongé le quartier Keferi dans une profonde affliction. Le drame s’est noué sur le chantier de construction de l’entreprise Sinohydro, où la petite victime a été retrouvée flottant dans les eaux stagnantes accumulées au pied d’un pont en cours de réalisation. Selon les premiers témoignages, l’enfant aurait glissé et chuté dans une excavation profonde, transformée en véritable piège par les récentes eaux de pluie. Les autorités locales et les forces de l’ordre, dépêchées sur les lieux pour les constats d’usage, n’ont pu que confirmer l’irréparable.
Cet accident tragique, survenu en plein périmètre urbain, soulève une vague d’indignation et relance avec acuité le débat sur la sécurisation des chantiers de travaux publics. En cette période de crue où les excavations se remplissent rapidement, l’absence de balisage rigoureux ou de clôtures hermétiques autour des zones à risques est pointée du doigt. La responsabilité des entreprises contractantes est ici directement interpellée : la protection des riverains, et particulièrement des plus vulnérables, doit être une priorité absolue pour éviter que des sites de développement ne se transforment en lieux de deuil.
Toutefois, au-delà des manquements techniques, ce drame est aussi un rappel brutal à la vigilance collective. Il souligne l’impérieuse nécessité pour les parents de renforcer la surveillance des enfants, dont la curiosité naturelle les pousse souvent vers ces zones de travaux pourtant extrêmement périlleuses. Alors que la communauté de Kandi pleure la perte d’un jeune écolier dont l’avenir s’est brisé dans les eaux de Keferi, cet événement tragique appelle à une prise de conscience générale. Entre l’exigence de chantiers mieux sécurisés par les professionnels et une attention parentale accrue, c’est toute une chaîne de responsabilité qui doit se mobiliser pour préserver des vies innocentes.




