
La vigilance des éléments du commissariat frontalier de la Police républicaine à Malanville a permis d’éviter un drame ce jour. Dix enfants, âgés de 6 à 15 ans, ont été interceptés alors qu’ils s’apprêtaient à traverser clandestinement le fleuve Niger pour rejoindre la localité de Gaya, au Niger voisin.
L’affaire commence lorsque les forces de l’ordre repèrent un groupe suspect aux abords du fleuve Niger. En menant leurs investigations, les policiers découvrent qu’il s’agit de dix mineurs béninois, tous originaires de la commune de Banikoara, convoyés par un cultivateur. Si le suspect, interpellé sur le champ, a tenté de justifier ce voyage par un simple « départ en vacances » pour les enfants, la réalité décrite par ces derniers est tout autre. Selon les témoignages recueillis auprès des mineurs par Sota fm.bj, ils auraient été recrutés dans le cadre de travaux champêtres à effectuer à Gaya. Un aveu qui pointe vers une tentative manifeste de traite de personnes et d’exploitation du travail des enfants.
Face à la gravité des faits, le présumé recruteur a été immédiatement placé en garde à vue et remis aux services d’enquête de Malanville pour approfondir les investigations. Il devra répondre de ses actes devant la justice, notamment pour avoir orchestré ce déplacement sans aucune autorisation parentale, mettant ainsi en péril la sécurité et l’intégrité physique de ces enfants.
De leur côté, les dix mineurs ont été mis en sécurité. Ils ont été confiés au Guichet Unique de Protection Sociale, où ils bénéficient désormais d’une prise en charge adaptée pour assurer leur protection et organiser leur retour au sein de leurs familles respectives.
Cette interception rappelle l’importance capitale de la surveillance des frontières, mais aussi la vulnérabilité des zones rurales face aux réseaux de recrutement informels. Les autorités locales, relayées par les services de protection sociale, profitent de cette affaire pour sensibiliser les parents sur la nécessité d’une vigilance accrue quant aux propositions de travail ou de déplacement faites à leurs enfants, souvent sous des motifs fallacieux. L’enquête, désormais en cours, devra déterminer l’ampleur de ce réseau et identifier d’éventuels complices impliqués dans cette tentative d’exploitation de mineurs




