lundi, juillet 27, 2026
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La réouverture de la frontière entre le Niger et le Bénin ne se fera pas dans l’immédiat.

C’est le message ferme délivré le 25 juillet par le Président de la transition nigérienne, le Général Abdourahamane TIANI, lors d’une interview accordée à la télévision nationale nigérienne.

« Soigner les blessures » d’abord
Alors que les rapports d’experts des deux pays ont été transmis depuis juin dernier, le chef de l’État nigérien estime que des préalables fondamentaux doivent être réglés avant toute reprise de la libre circulation.

Pour lui, l’enjeu dépasse la simple levée des barrières administratives ou sécuritaires. Il s’agit de bâtir des fondations solides afin que cette frontière devienne définitivement « celle des peuples nigérien et béninois », et non le fruit d’arbitraires politiques.

> « Les liens entre les peuples sont au-dessus des liens entre les présidents », a déclaré le Général Abdourahamane Tiani.

Une décision conjointe et irréversible
Le Président Tiani a souligné que cette décision historique incombe conjointement aux autorités des deux nations, citant nommément le Président du Bénin, Romuald WADAGNI.

Selon lui, lorsque la réouverture sera actée, elle devra être totalement irréversible. Aucun dirigeant ne devrait plus pouvoir fermer cette frontière « au gré de ses humeurs ». Un tel scénario verrait, d’après lui, les deux peuples se dresser unis pour s’y opposer.

Les travaux techniques en suspens
Cette déclaration intervient alors qu’une dynamique de dialogue technique avait été lancée. Des comités mixtes d’experts avaient planché sur les conditions sécuritaires, économiques et douanières d’une reprise. Leurs conclusions avaient été officiellement remises aux deux chefs d’État en juin.

Mais pour Niamey, la dimension politique et mémorielle prime. Avant de relier les infrastructures, il faut d’abord « panser les tensions » et rétablir une confiance mutuelle durable.

Les populations riveraines et les opérateurs économiques de Malanville et Gaya devront donc encore faire preuve de patience, en attendant que les conditions politiques optimales soient réunies pour sceller la réconciliation entre les deux pays frères.

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