
« Se nourrir. Se loger. Se soigner. S’instruire. Accéder à un travail digne. Ce sont des droits. Pas des privilèges. » C’est autour de cette conviction que le président du Conseil Économique et Social du Bénin, Conrad Gbaguidi, a reçu en audience le mardi 28 avril 2026 le président de la Commission Béninoise des Droits de l’Homme, Abou-Bakari Imorou.
Initiée par la nouvelle mandature de la CBDH, cette première rencontre de prise de contact s’est rapidement transformée en un dialogue de fond sur les droits économiques, sociaux et culturels. Le président Imorou a insisté sur le caractère majeur de ces droits qui touchent aux conditions concrètes de vie des populations. Il a rappelé que de nombreuses actions sont déjà menées en leur faveur sur le terrain, mais qu’elles restent souvent invisibles parce qu’elles ne sont pas nommées ou reconnues comme relevant des droits humains.
Pour Conrad Gbaguidi, la convergence avec le CES-Bénin est évidente. L’institution travaille en effet au quotidien sur les réalités liées aux conditions de vie, au bien-être des ménages, à l’inclusion sociale et économique. Le président du CES estime qu’une collaboration avec la CBDH permettra de mieux documenter ce qui est déjà accompli, de valoriser les progrès et d’identifier avec précision les défis qui subsistent.
Au terme des échanges, les deux institutions ont convenu de poursuivre les concertations afin de bâtir des actions conjointes concrètes. L’objectif est de renforcer la visibilité des politiques publiques en matière de droits économiques et sociaux et de favoriser une meilleure prise en compte des besoins des populations dans les avis et recommandations adressés aux pouvoirs publics.
« Ce partenariat démarre bien. Je crois qu’il peut aller loin », a conclu Conrad Gbaguidi, ouvrant la voie à une synergie entre le CES-Bénin et la CBDH pour faire des droits économiques, sociaux et culturels une réalité tangible pour tous.




