
Face à l’indignation générale, la Police Républicaine brise le silence. Dans un communiqué ferme publié ce 23 avril, elle annonce une enquête pour identifier et arrêter les auteurs d’une vidéo de torture par le feu d’une jeune femme devenue virale.
C’est l’une des vidéos les plus insoutenables à avoir circulé au Bénin ces derniers mois. On y voit une jeune femme, ligotée, subissant des sévices par le feu sous les rires de ses bourreaux. Diffusées sur WhatsApp et TikTok, les images ont provoqué un tollé national.
La réaction de la Police : « Atteinte grave aux droits fondamentaux »
Ce mercredi, la Police Républicaine a réagi par un communiqué au ton grave. Elle dit avoir constaté « avec une profonde indignation » la diffusion de cette « scène obscène, cruelle, infamante et attentatoire à la dignité humaine ».
Pour l’institution, « de tels agissements violent les dispositions constitutionnelles qui consacrent que nul ne doit être soumis à la torture ni à des traitements cruels, inhumains ou dégradants ».
Trois axes pour l’enquête
Afin de rassurer l’opinion, la Police affirme que ses structures compétentes sont déjà « à pied d’œuvre » avec trois missions :
1. Authentifier la vidéo en circulation
2. Identifier formellement les protagonistes impliqués
3. Localiser les auteurs et complices pour les interpeller
Appel à témoins : l’anonymat garanti
La Police Républicaine lance un appel à toute personne détenant des informations. L’Office central de protection des mineurs et de la famille est joignable au :
– 01 97 81 28 03
– 01 95 05 34 46
– 01 97 02 28 27
« L’anonmat et la confidentialité des appels sont garantis », insiste le communiqué.
Tolérance zéro
L’institution rappelle son « engagement à protéger les populations » et promet de « traduire devant les juridictions compétentes toute personne qui se rendrait coupable de pareilles exactions ».
Le Bénin est partie à la Convention contre la torture de l’ONU. Cette affaire devient un test pour la chaîne pénale.
En attendant, la Police appelle à ne pas relayer la vidéo pour préserver la dignité de la victime.




