
Le cri d’alarme vient du département de l’Alibori. Depuis quelques jours, les populations et les acteurs du secteur du bâtiment font face à une montée vertigineuse des prix des matériaux de construction. Le ciment, produit de première nécessité pour le développement infrastructurel, franchit désormais la barre symbolique des 120 000 FCFA la tonne.
La situation devient critique pour les ménages et les entrepreneurs du Grand Nord. Alors que le pays s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son histoire, le marché local des produits de grande consommation subit des secousses inflationnistes majeures, mettant à rude épreuve le panier de la ménagère et les projets de construction.
Le ciment à 120 000 FCFA : Un choc pour le secteur BTP
Dans plusieurs localités de l’Alibori, les détaillants ont revu leurs tarifs à la hausse. La tonne de ciment, pilier de tout projet immobilier, se négocie désormais à 120 000 FCFA. Cette augmentation fulgurante impacte directement les chantiers en cours, qu’il s’agisse de constructions privées ou d’infrastructures communautaires.
Pour de nombreux citoyens, l’espoir d’achever leur propre maison s’éloigne à mesure que les prix grimpent, transformant l’accès au logement décent en un véritable défi financier.
Spéculation ou difficultés logistiques ?
Si les causes officielles de cette flambée ne sont pas encore formellement établies par les autorités de régulation, plusieurs hypothèses circulent sur les marchés locaux :
Coûts du transport : L’éloignement des centres de production et l’augmentation des frais logistiques vers le septentrion.
Spéculation saisonnière : Certains acteurs du commerce profiteraient de la période de transition politique pour ajuster les prix à la hausse.
Flux d’approvisionnement : Des ralentissements dans la chaîne de distribution qui créent une rareté artificielle dans les dépôts de l’Alibori.
Un appel à l’intervention de l’État
Face à ce que beaucoup qualifient de “pression économique insupportable”, les regards se tournent vers la Direction Départementale de l’Industrie et du Commerce. Les populations de l’Alibori appellent à une intervention rapide des services de contrôle pour :
Vérifier la structure des prix sur le terrain.
Sanctionner les pratiques spéculatives illicites.
Garantir un approvisionnement stable pour stabiliser le marché.
Sans une réaction prompte, le secteur du bâtiment dans le Nord-Bénin risque de connaître un coup d’arrêt brutal, avec des conséquences sociales et économiques sur l’emploi local.




