mardi, mars 24, 2026
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À quelques encablures du scrutin présidentiel de 2026, la bataille des bilans fait rage. Malik Gomina, figure de proue de la mouvance présidentielle et maire de Djougou, a vigoureusement pris la parole ce jeudi 19 mars pour saluer les transformations opérées sous l’ère de la « Rupture ». Une sortie stratégique qui vise à consolider les bases du camp au pouvoir, notamment dans le Nord du pays.

Alors que l’effervescence électorale gagne les villes et campagnes du Bénin, le camp de la mouvance présidentielle affûte ses arguments. Dans une déclaration récente qui fait grand bruit, Malik Gomina s’est fait le porte-voix de la continuité. Pour l’édile de Djougou, le bilan des deux quinquennats de Patrice Talon constitue le socle sur lequel doit s’appuyer la marche du Bénin vers le développement.

« Un héritage de transformations concrètes »
L’ancien journaliste, devenu un acteur politique incontournable, ne tarit pas d’éloges sur les réformes structurelles engagées depuis 2016. De l’assainissement des finances publiques à la modernisation des infrastructures routières, en passant par l’autonomie énergétique et la transformation numérique, Malik Gomina estime que le Bénin a changé de visage.

« On ne peut pas occulter les avancées majeures sous prétexte de velléités électorales. Ce qui a été accompli en dix ans est sans précédent », aurait-il martelé, rappelant notamment les projets phares du Programme d’Action du Gouvernement (PAG) qui ont impacté le quotidien des populations, même dans les contrées les plus reculées.

Un enjeu de continuité pour 2026
Cette sortie médiatique intervient dans un climat où la question de la succession de Patrice Talon occupe tous les esprits. En défendant le bilan du président sortant, Malik Gomina prépare le terrain pour le candidat de la mouvance (le duo Wadagni-Talata étant pressenti comme le fer de lance de cette continuité). L’objectif est clair : convaincre les électeurs que l’alternance ne doit pas signifier une remise en cause des acquis.

L’accent a également été mis sur l’inclusion sociale et les mécanismes de protection des plus vulnérables, un point souvent critiqué par l’opposition, mais que Malik Gomina a tenu à replacer au centre du débat en citant les filets sociaux mis en place ces dernières années.

Le Nord, un bastion à sécuriser
Pour les analystes politiques, la voix de Malik Gomina est d’autant plus cruciale qu’elle porte dans la partie septentrionale du pays. En tant que maire de l’une des plus grandes communes du Nord, sa capacité à mobiliser autour du bilan du chef de l’État est un atout majeur pour la coalition au pouvoir.

À moins de deux mois du premier tour, cette offensive de communication marque une nouvelle étape dans la campagne : celle de la pédagogie par les preuves. Reste à savoir si ce plaidoyer suffira à convaincre les indécis face aux défis persistants du coût de la vie et de l’emploi des jeunes.

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