
Depuis ce lundi 11 mai 2026, une trentaine de journalistes et blogueurs participent à Parakou à un atelier de vulgarisation du « Guide de couverture médiatique des procédures judiciaires ». L’objectif est de renforcer leurs capacités pour produire une information plus rigoureuse et respectueuse de l’État de droit.
L’atelier, porté par le consortium Social Watch Bénin et l’ONG Alcrer avec l’appui financier de la Coopération Suisse au Bénin via le Programme Redevabilité, cherche à répondre à une question centrale : comment concilier le droit à l’information et la sérénité du travail judiciaire.
Pour Zim’s Kohoun Léopold Kohoun, chef de l’Unité de gestion du Programme Redevabilité 3, les médias jouent un rôle de trait d’union entre la justice et les citoyens. Il a insisté sur la nécessité d’un équilibre entre le droit à l’information et le respect des droits des justiciables, souvent fragilisé par l’immédiateté de l’actualité.
Le président du conseil d’administration de Social Watch Bénin, Rigobert Orou Ganni, a rappelé que le traitement de l’information judiciaire exige rigueur et professionnalisme. L’initiative s’inscrit dans le projet « Agir pour le renforcement de la redevabilité sociale dans la gestion des finances et politiques publiques au Bénin », qui vise à améliorer durablement la qualité de l’information judiciaire, prévenir la désinformation et renforcer la confiance des citoyens dans les institutions.
La présence du point focal du ministère de la Justice et de la Législation illustre la volonté de travailler en synergie entre autorités judiciaires et société civile pour une justice plus transparente. L’atelier est animé par le journaliste et juriste Georges Amlon, dont l’expertise permet d’articuler déontologie journalistique et contraintes procédurales. À l’issue de la formation, les participants devraient être en mesure de couvrir les procès de manière à informer le public sans préjuger des affaires.




