lundi, mai 11, 2026
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 La deuxième édition du Festival international du cheval, Dum Dweebu, s’est achevée ce 11 mai 2026 dans une ambiance d’apothéose. Si le cheval a été célébré comme le roi de la cité des Kobourou pendant sept jours, c’est la délégation togolaise qui repart avec les honneurs de la course phare, au terme d’une compétition riche en émotions.

Pendant une semaine, du 4 au 11 mai, le village de Bawé s’est transformé en l’épicentre de la culture équestre ouest-africaine. Porté par l’association Benin Maasobu, l’événement a réussi le pari de la mobilisation en réunissant des cavaliers venus du Nigeria, du Togo, ainsi que des bastions historiques du septentrion béninois, notamment Nikki, Banikoara et Kandi.

Une compétition sous haute tension
Le clou du festival, la grande course équestre, a tenu toutes ses promesses. Dans un nuage de poussière et sous les acclamations d’une foule en liesse, les cavaliers togolais ont fait preuve d’une maestria technique exceptionnelle. Ils se sont imposés de justesse face à des concurrents béninois et nigérians particulièrement combatifs, illustrant ainsi le haut niveau de cette deuxième édition.

Culture, solidarité et patrimoine
Au-delà de la performance sportive, le festival Dum Dweebu a offert une immersion totale dans le patrimoine local. Entre les saveurs de la gastronomie du Borgou et les sonorités envoûtantes de la musique traditionnelle Concouma, l’événement a su marier tradition et modernité avec des concerts d’artistes contemporains.

L’édition 2026 a également brillé par son engagement citoyen. La campagne de don de sang organisée le 8 mai a marqué les esprits, transformant la fête en un acte de solidarité concrète pour soutenir les structures sanitaires et les maternités de la région.

Une ambition régionale affirmée
Pour Abdou Djalilou Bio Gounou Dokoto, président de Benin Maasobu, ce succès confirme le nouveau statut de Parakou sur la carte culturelle du Bénin. L’objectif est clair : hisser le Dum Dweebu au rang des grands labels nationaux, au même titre que les Vodun Days ou la Gaani.

« Nous voulons valoriser le cheval non seulement comme un héritage vivant, mais aussi comme un véritable levier de développement touristique et économique pour nos communautés », a-t-il souligné.

Alors que les délégations reprennent la route, Parakou savoure encore le succès de cette édition qui, au-delà de la victoire togolaise, a surtout consacré la fraternité transfrontalière et l’unité des peuples du bassin du Niger.

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