vendredi, mai 8, 2026
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Le parti de l’opposition « Les Démocrates » traverse une zone de fortes turbulences. La désignation de Nourénou Atchadé à un poste stratégique (ou comme figure de proue) suscite une vive contestation de la part d’Éric Houndété, premier vice-président et figure historique de la formation. Une fracture qui menace l’unité du parti à l’approche des grandes échéances de 2026.

Rien ne va plus au sein de la plus grande formation politique de l’opposition béninoise. Alors que le parti « Les Démocrates » tente de s’organiser pour les défis électoraux à venir, les vieux démons de la division refont surface. Au cœur de la discorde : la récente désignation de Nourénou Atchadé, une décision qui ne passe pas auprès d’Éric Houndété.

Une contestation frontale

Si les détails de la procédure de désignation restent encore confidentiels, la réaction d’Éric Houndété, ancien président du parti et actuel premier vice-président, ne s’est pas fait attendre. Selon des sources proches de l’état-major du parti, l’homme conteste non seulement la forme, mais aussi le fond de cette décision.

Pour les partisans de Houndété, cette désignation masquerait un manque de transparence et ne respecterait pas les équilibres internes durement acquis lors du dernier congrès. « On ne peut pas engager l’avenir du parti sans un consensus inclusif », confie un cadre sous couvert d’anonymat.

Nourénou Atchadé, l’homme du compromis ou de la discorde ?

De son côté, Nourénou Atchadé, actuel président du groupe parlementaire « Les Démocrates », semble bénéficier d’un soutien non négligeable au sein de certaines instances de décision. Pour ses défenseurs, sa désignation s’inscrit dans une logique de dynamisation de l’appareil politique.

Cependant, ce duel au sommet entre Atchadé et Houndété révèle surtout une lutte d’influence profonde entre deux visions et deux leaderships qui cohabitent difficilement depuis le passage de témoin à la tête du parti sous l’égide de l’ancien président Boni Yayi.

Quel avenir pour l’unité du parti ?

Cette crise ouverte tombe au plus mal. Alors que les militants attendent un front uni pour faire face à la mouvance présidentielle, ce spectacle de désunion pourrait fragiliser la base. Le rôle de Boni Yayi, président d’honneur et figure tutélaire du parti, sera déterminant dans les jours à venir. Parviendra-t-il à réconcilier les deux frères ennemis ou assisterons-nous à une implosion pure et simple ?

Pour l’heure, le climat reste électrique au siège du parti, et les militants, perplexes, scrutent le moindre signe de médiation. Une chose est sûre : la bataille pour le contrôle de l’opposition ne fait que commencer.

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