
Un procès à haute tension s’ouvre à Abuja. Six personnes, parmi lesquelles figure un général à la retraite, sont poursuivies pour tentative de coup d’État et comparaissent ce mercredi 22 avril 2026 devant la Haute Cour d’Abuja.
Les mis en cause sont accusés d’avoir planifié une opération visant à renverser les institutions du Nigeria. L’acte d’accusation évoque des faits de complot, d’atteinte à la sûreté de l’État et de tentative de déstabilisation par la force. La présence d’un haut gradé à la retraite parmi les suspects donne une dimension particulière à cette affaire, suivie de près par les chancelleries et les observateurs de la sous-région.
Selon des sources judiciaires, l’enquête aurait permis de mettre au jour des échanges, des réunions et des préparatifs logistiques attribués au groupe. Les services de renseignement nigérians, en alerte depuis plusieurs mois sur les menaces contre l’ordre constitutionnel, seraient à l’origine du démantèlement du réseau.
Cette comparution intervient dans un contexte ouest-africain marqué par une résurgence des coups de force et des tentatives de putsch. Les autorités nigérianes affichent leur fermeté et entendent faire de ce procès un signal fort contre toute velléité de prise de pouvoir en dehors des urnes.
Les six accusés encourent de lourdes peines si les charges sont retenues. L’audience de ce mercredi devrait porter sur la lecture des chefs d’accusation et les premières réquisitions du parquet.




