Il y a des comportements qui entravent la prise en charge de certains patients dans la zone sanitaire Kandi, Gogounou Ségbana. Entre autres, la réticence d’un patient à se faire référer dans un centre hospitalier qualifié pour une prise en charge optimale. Ceci, sous le poids des préjugés dont ils ont seuls connaissance. La situation est évoquée le jeudi 08 Mai 2025 au cours de revue trimestrielle tenue à la salle de réunion de la direction départementale de la santé Alibori.
“Il y a malheureusement des gens encore qui sont réticents à être référés ou qui préfèrent être référés vers une autre formation sanitaire dans un autre département. Ce qui fait qu’il y a de retard dans leurs prises en charge.” Déplore Zoulkanéri Alassane médecin coordonnateur de la zone sanitaire Kandi, Gogounou Ségbana. La situation devient préoccupante et les responsables sanitaires de la zone ne restent pas les bras croisés. Ils travaillent pour un changement de comportement. “Nous voyons encore même à Kandi centre, dans les centres de santé, où des parents disent je ne veux pas aller à l’hôpital, je préfère rester à la maison. Avec des malades qui sont dans un état grave, qui, si rien n’est fait dans trente minutes, la personne va passer de vie à trépas. Mais on essaie de les convaincre” Poursuit le médecin coordonnateur.n
En dehors du retard dans la prise en charge, ce comportement entraîne parfois des pertes en vies humaines. Le plus souvent des femmes enceintes. Dans la période de janvier à mars 2025, il y a eu 11 décès maternel. Onze femmes qui ont perdu la vie, en voulant donner la vie, se désole Zoulkanéri Alassane. Le travail de sensibilisation a commencé doit se poursuivre. Les autorités sanitaires de la zone sanitaire en appelle à contribution des populations.
“Nous lançons un appel à tous les élus, maires , les CA et délégués, de faire ce travail de sensibilisation avec la population pour que dès qu’une indication de référence est posée, on dit qu’on doit vous référer à l’hôpital de zone de Kandi. Ainsi, on n’aura plus de temps à perdre en disant d’aller appeler un maire pour intervenir.”
Des maires et CA sont souvent sollicités dans les centres de santé pour demander aux patients d’accepter de se faire référer dans un centre approprié pour la prise en charge. Il faut noter que 718 personnes ont été référées entre janvier et mars.




