mardi, mars 24, 2026
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Les chiffres donnent froid dans le dos. Les résultats de la première année à la faculté des droits et de sciences politiques de l’université de Parakou sont rendus publics il y a quelques jours. Dès chiffres sortis après la première session de ce mois de Juin, on retient 6 admis définitif sur un effectif de 2.482. Des résultats qui suscitent réactions au sein de l’opinion publique. 2.476 étudiants sont alors attendus pour la deuxième session. Ce qui fait donne matière à réfléchir sur l’engouement futur pour la formation au sein de la faculté.

Les chiffres parlent, c’est vrai. Mais, ils sont loins d’inquiéter le doyen de la faculté. Responsable depuis 6 ans, Moctar Adamou rassure les uns et les autres. Car pour le doyen, ce n’est pas une première. “Nous avons fait, depuis 2012, l’option du système Lmd. Ce n’est plus le système traditionnel qui voulait qu’avec 10 de moyenne, vous passiez” s’explique t-il.
Cette situation s’explique par le fait qu’avec le système Lmd, c’est des unités d’enseignement avec de grands regroupements effectués par matières. Et alors, en première année, il y a 13 regroupements. Pour valider la première session, il faut la moyenne à l’étudiant dans les 13 unités. C’est ainsi qu’à la fin de la première session, ce sont seulement 6 qui ont pu valider toutes les unités et sont définitivement déclarés admis. A détaillé le doyen Moctar Adamou.

Depuis 2020, la faculté de droits et sciences politiques de l’université de Parakou a décidé de ne plus laisser les étudiants passer en année supérieure sans avoir validé toutes les unités. Car clarifie Moctar Adamou, en 2019, les étudiants qui avaient été autorisés, ne sont plus revenus composer pour valider les unités qui’leur restaient. Et donc dans l’effectif total, il y a sûrement des étudiants qui ont échoué l’an dernier et qui seraient revenus composer quelques matières pour pouvoir valider les unités.

Il n’est donc pas possible pour un étudiant de quitter la deuxième pour la troisième année, sans avoir valider un maximum d’unités en première année. En claire , “ce n’est donc pas un échec. Sinon que c’est le système qui est comme ça”, conclue le doyen de la faculté au journal la nation. Car poursuit-il, l’année dernière, environ 785 étudiants sont admis à la seconde session. Ce qui donne un lueur d’espoir que nombreux d’entre eux vont encore s’en sortir.

Néanmoins, il est important de souligner que nombre d’étudiants s’inscrivent dans cette faculté sans avoir le bon profil. Il y en a parmi eux qui gonfle l’effectif faute d’orientation à opérer un bon choix se désole Moctar Adamou.

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