Acteurs très incontournables au sein de la communauté. Ils sont mieux écoutés. Ils sont les premiers dans la résolution des conflits. Ces dignitaires qui inspirent, motivent et guident les membres de la communauté sont outillés sur les stratégies de lutte contre l’extrémisme violent dans la commune de Kandi. Le Réseau des Structures de Protection des Enfants en Situation Difficile (ReSPESD) en lien avec SOS villages d’enfants obtiennent l’engagement des leaders communautaires de la commune, dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet humanitaire GFFO implémenté dans les départements de l’Alibori, de l’Atacora et du Borgou.
La salle de réunion de la mairie de Kandi a servi de cadre à un atelier de renforcement de capacités à l’endroit des leaders communautaires de la commune, les 13 et 14 mai 2025. Imams, chefs de quartiers et de villages, chefs coutumiers et traditionnels, ils ont eu chacun des notions sur le phénomène de l’extrémisme violent, le recrutement forcé des jeunes et la radicalisation.
L’adage selon lequel “qui veut la paix prépare la guerre” ne saurait guider nos pas, soutient Maxime AGOUA, Chargé de Programmes du ReSPESD. “Qui veut la paix, travaille pour la Paix”, dira-t-il. C’est donc dans cette optique que cet atelier a été initié par le ReSPESD et SOS villages d’enfants grâce à l’appui financier du Ministère fédéral allemand des affaires étrangères. Il s’est agit de façon spécifique d’associer les leaders communautaires, les religieux, les têtes couronnées aux efforts de prévention de l’insécurité et de consolidation de la paix que déploient au quotidien l’État et les collectivités territoriales.
Le ReSPESD et SOS villages d’enfants ambitionnent ce faisant contribuer à l’œuvre de cohésion sociale, de la Paix, de l’unité nationale, du respect des valeurs républicaines et démocratiques, toute chose pouvant consolider le patriotisme auprès des enfants et des jeunes, explique le Chargé des Programmes du ReSPESD, Maxime AGOUA.
Au nombre des participants, figure en bonne place l’imam de la mosquée centrale de Kandi, Président de l’Union islamique du Bénin section Alibori, l’Imâm Souaïbou Sirou Worogo qui a remercié les organisateurs pour avoir initié cette session de renforcement de capacités. Il en a profité pour inviter la communauté à adopter des comportements de paix et de cohésion sociale. “On ne peut que demander à la communauté de faire en sorte que n’importe comment, même s’il s’avérait qu’il y ait des tensions, il y un certain nombre de méthodes qu’il faut adopter pour obtenir la quiétude. Nous aussi à la base, nous allons essayer les mêmes enseignements pour atteindre l’objectif escompté”, laissé entendre l’Imâm Souaïbou Sirou Worogo. Les échanges ont été édifiants.
Des témoignages sur des faits qui réconfortent le ReSPESD dans sa dynamique aux côtés de l’État central pour préserver la paix. Il est attendu des participants, un accompagnement soutenu afin qu’ils continuent d’apporter des réponses appropriées à la préservation de la paix. ”L’avenir, c’est les enfants et les jeunes. Et aujourd’hui plus que jamais, les jeunes sont confrontés à des difficultés : le chômage, la pauvreté etc. C’est important pour nous d’avoir les leaders communautaires à nos côtés pour nous aider à contenir ”la boulimie” de la jeunesse qui ne devra pas se laisser livrer à des actions pouvant compromettre la paix et la sécurité chez nous au Bénin”, explique Maxime AGOUA.
Pour mémoire, la semaine du 5 mai dernier, l’équipe du ReSPESD était à Natitingou dans le département de l’Atacora, pour le même exercice. Et la semaine prochaine, l’atelier sera organisé également à Pèrèrè dans le Borgou.




