
Étape marquante de la tournée nationale de la mouvance présidentielle, la cité des Nanto a vibré ce week-end au rythme des promesses de développement portées par Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata. Entre ferveur populaire et engagements concrets, le candidat a placé la femme et la modernisation de l’Atacora au cœur de son projet.
Le stade municipal de Natitingou a refusé du monde. Pour cette 9e étape de leur périple républicain, le duo de la mouvance a été accueilli par une marée humaine, portée par une ambiance de fête. Autour de Romuald Wadagni, une délégation de poids : des membres du gouvernement (Abdoulaye Bio Tchané, Aurélie Adam Soulé, entre autres), des députés et les autorités locales, tous venus témoigner de l’unité du bloc présidentiel derrière cette candidature.
Le « droit » au financement des femmes
Face à une assistance où les femmes occupaient les premières loges, Romuald Wadagni a troqué le discours politique classique pour un plaidoyer économique musclé. Revenant sur ses échanges avec les actrices locales (commerçantes, transformatrices, éleveuses), le candidat a été catégorique :
« Elles ne demandent pas l’aumône, mais un droit », a-t-il martelé sous les acclamations.
Pour répondre à ce besoin vital, le candidat s’engage à :
Faciliter l’accès aux microcrédits en assouplissant les conditions d’octroi.
Augmenter les plafonds des prêts pour permettre de réels investissements.
Allonger les délais de remboursement, pour s’adapter au cycle réel des activités économiques.
L’éducation n’est pas en reste, avec l’annonce phare de la gratuité de l’enseignement secondaire pour les filles, pilier de la lutte contre la précarité.
Natitingou, futur pôle touristique et technologique
L’ambition pour l’Atacora se veut globale. Romuald Wadagni projette de transformer Natitingou en un véritable carrefour de développement. Cela passe par une mise à niveau radicale des infrastructures de base. L’accès à l’eau potable et à l’électricité est érigé en priorité, tout comme la connectivité. Pour le candidat, Internet n’est plus un luxe, mais un service essentiel au même titre que l’énergie.
Sur le plan de la santé, le projet CHINA (Centre Hospitalier International de référence) a été présenté comme la solution pour offrir des soins de standard international aux populations locales, réduisant ainsi la nécessité des évacuations sanitaires coûteuses.
Vers une gestion humaine des marchés
Sensible aux doléances des commerçantes transfrontalières, le duo Wadagni-Talata promet une révolution administrative :
Réforme des marchés : Une concertation sera ouverte pour réviser le coût des places et améliorer l’organisation des espaces de vente.
Digitalisation : Simplifier les démarches administratives pour éliminer les tracasseries et faciliter les échanges commerciaux.
Salubrité : L’arrivée prochaine de la Société de gestion des déchets solides (SGDS) pour garantir des villes propres et attractives.
En clôturant ce meeting, le duo a réaffirmé sa volonté de pratiquer une politique de proximité, ancrée dans les réalités quotidiennes. Après cette démonstration de force dans l’Atacora, la dynamique Wadagni-Talata semble plus que jamais lancée vers l’échéance du 12 avril.




