mercredi, mars 25, 2026
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À quelques semaines du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, la scène politique béninoise vient de connaître un basculement majeur. Chabi Yayi, figure montante de l’opposition et fils de l’ancien président Boni Yayi, a officiellement annoncé son soutien au ministre d’État Romuald Wadagni.

Un ralliement sous le signe du « pragmatisme »
L’annonce a l’effet d’une bombe. Dans une entrevue exclusive accordée à Jeune Afrique, Chabi Yayi, ancien secrétaire national aux relations extérieures du parti Les Démocrates (LD), a brisé le silence. Ce choix, qu’il qualifie de « mûrement réfléchi », marque une rupture nette avec sa famille politique d’origine.

Pour le fils de l’ancien président Boni Yayi, ce ralliement n’est pas une trahison, mais un acte de pragmatisme. Il évoque une « convergence » de vues entre les réformes portées par Romuald Wadagni et les mesures qu’il défendait lui-même au sein de l’opposition.

Wadagni, l’homme du dialogue ?
Au-delà des programmes économiques, c’est la personnalité du ministre de l’Économie et des Finances qui semble avoir séduit Chabi Yayi. Ce dernier a tenu à saluer :

Le sens de l’écoute de Romuald Wadagni, même face à la contradiction.

Sa capacité de dialogue, indispensable pour apaiser le climat social.

Sa stature d’homme d’État, capable d’ouvrir « une nouvelle ère » pour le Bénin.

« S’il venait à être élu, une nouvelle page s’ouvrirait dans le pays », a affirmé Chabi Yayi, soulignant sa volonté de contribuer activement à la résolution du dossier sensible des personnalités politiques en délicatesse avec la justice.

Un coup dur pour l’opposition
Ce ralliement intervient dans un contexte de fragilisation extrême pour le parti Les Démocrates. Le départ de Chabi Yayi le 4 mars dernier avait déjà agi comme un premier séisme, rapidement suivi par la démission de son père, Boni Yayi, de la tête de la formation.

En rejoignant le camp du candidat soutenu par le président sortant Patrice Talon, Chabi Yayi brouille les pistes et redessine les équilibres de la présidentielle à venir. Pour beaucoup d’observateurs, ce mouvement pourrait entraîner d’autres défections au sein de l’opposition traditionnelle.

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