
L’ONG My Barika a clôturé, le 27 février dernier, la première édition de son concours national d’éloquence. Devant un jury exigeant et un parterre de personnalités, c’est le jeune Ramissou Boni qui a décroché la palme, prouvant que la parole est une arme de construction massive pour la jeunesse béninoise.
La salle de Bénin Excellence à Godomey a vibré au rythme du verbe et de la conviction. Vendredi dernier, la finale du concours « Les Voix de Demain » a tenu toutes ses promesses, marquant la réussite d’un pari audacieux lancé par l’ONG My Barika.
Du parquet de basket à la tribune de l’éloquence
À l’initiative de ce projet, on retrouve un nom bien connu du sport béninois : Mouphtaou Yarou. L’ancien basketteur professionnel, désormais engagé sur le terrain du leadership, a troqué le ballon orange pour le micro avec une vision claire : « La maîtrise de la parole est un levier essentiel de réussite ». Pour lui, l’éloquence n’est pas qu’un exercice de style, c’est un outil de pouvoir pour les citoyens de demain.
L’ascension fulgurante du champion de Kandi
Sur près de 200 candidats au départ, seuls les plus persévérants ont atteint la phase finale. Mais c’est l’histoire de Ramissou Boni, élève au CEG Kandi, qui a captivé l’assistance. Venu du Nord du Bénin, le jeune orateur a illustré à lui seul la force de la résilience.
Classé 24e lors de la première phase, puis 12e, il a su corriger ses failles pour se hisser dans le top 10 et finalement s’emparer de la première place. « Je n’ai pas l’habitude d’être hors du top 10. Cela m’a poussé à me donner à 100 % », a-t-il confié avec une maturité désarmante après son sacre. Pertinence du contenu, émotion et présence scénique : le lauréat a coché toutes les cases d’un futur grand leader.
Un soutien institutionnel de poids
L’événement a bénéficié d’une reconnaissance de haut niveau avec la présence du Directeur départemental des enseignements secondaires (Atlantique) et du directeur de Bénin Excellence. Leur participation souligne l’importance de telles initiatives en complément du cursus scolaire classique pour forger l’esprit critique des élèves.
Malgré les défis logistiques inhérents à une première édition, Mouphtaou Yarou a affiché sa satisfaction et sa détermination à pérenniser l’événement. Les « Voix de Demain » ne font que commencer à se faire entendre.






