
Un glissement de terrain “massif” a frappé la mine de coltan de Rubaya, dans l’est de la République démocratique du Congo, faisant au moins 200 morts selon les autorités locales. La catastrophe est survenue mercredi 29 janvier, après de fortes pluies, et un second glissement de terrain a aggravé la situation le lendemain matin.
Un site stratégique pour le coltan mondial
Rubaya est l’un des principaux centres mondiaux d’extraction de coltan, minerai stratégique indispensable à la fabrication des téléphones portables, ordinateurs et autres équipements électroniques. Le site produirait entre 15 % et 30 % du coltan mondial, tandis que la RDC détiendrait à elle seule près de 60 % des réserves connues.
Des conditions de travail précaires
Des milliers de creuseurs artisanaux travaillent dans les mines de Rubaya, souvent munis de simples pelles, dans des conditions précaires et sans dispositifs de sécurité. Les glissements de terrain sont fréquents dans ces zones d’exploitation artisanale non réglementée.
Une économie de guerre
Le gouvernement congolais dénonce “une occupation armée et un système organisé de pillage” des ressources minières par le groupe armé M23 et le Rwanda. Selon des experts de l’ONU, le M23 a mis en place à Rubaya une administration parallèle, délivrant des permis et taxant la production et le commerce du coltan, ce qui lui rapporterait plusieurs centaines de milliers de dollars par mois.
Réactions internationales
L’ambassade de Belgique à Kinshasa a exprimé sa solidarité avec les populations affectées et présenté ses condoléances aux familles des victimes. L’Union européenne a également fait part de sa “profonde préoccupation” face à ce drame.




